Lyon : au confluent de la sneaker culture et la photo en milieu urbain. 

Ce jeune homme d’une vingtaine d’années, passionné de sneaker et de streetwear, découpe la majeure de son temps entre l’université, les séances photos et les évènements sneakers lyonnais. Rencontre avec celui qui deviendra peut-être le Johannes Hoehn de la capitale des Gaules.

D’où te vient cette passion pour la photographie ? Et plus précisément la photographie urbaine ? 

J’ai toujours eu un certain attachement pour la photographie urbaine, qui a été conforté par mes périples dans quelques grandes villes européennes. Puis en 2015, je décide de passer le cap. J’achète mon premier reflex juste avant de partir en vacances pour Amsterdam. J’ai par la même occasion créé mon tout premier compte Instagram où je postais les aperçus de mes plus beaux clichés de l’époque. 

Sans réelle ligne éditoriale claire dès ses débuts, notre jeune prodige confirme par la suite son attachement pour les chaussures sportives et ouvre dans le même temps un deuxième compte Instagram. Un second “book” neuf et clinquant lui permettant ainsi de développer un objectif clair et précis tout en gardant une thématique de basket urbaine.

Atmos vibe. ???? @tadsnkrs – Air Max 1 x Atmos « Viotech » –

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As-tu quelques secrets sur ta façon de photographier l’espace qui t’entoure ? 

J’aime décentrer mon sujet ! On a trop tendance à croire que les clichés les plus extraordinaires sont ceux où le sujet est en plein centre. Mais non, c’est tout l’inverse, enfin pour ma part, la composition la plus intéressante réside dans la juxtaposition des différents espaces. 

Il nous explique même qu’il réalise ses aperçus selon une recette miracle. Un arrière-plan flou, une association de couleur en relation avec une thématique ainsi qu’une basket de qualité sont les facteurs clés de ce jeune photographe lyonnais. Il nous affirme qu’il n’est pas toujours évident de trouver le temps d’exercer sa passion, mais il essaye tant bien que mal de tenir une séance de shoot hebdomadaire.

Quelle est ton arme de destruction massive quand tu photographies des sneakers ?

J’utilise une Canon 5D Mark IV, au niveau des optiques, je travaille sûr du 50 et du 85mm 1.8. Les zooms à 1000 € ne font pas encore partie de mon budget.  

Aimerais-tu par la suite donner un coup d’élan à ta passion pour peut-être en vivre un jour ? 

Je collabore déjà avec le shop lyonnais So Sport. Bien sûr si d’autres enseignes/marques me contactent, je saisirai ces opportunités, en essayant de ne pas déborder sur le temps que je dois consacrer aux études.

Aujourd’hui, notre jeune photographe collabore avec So Sport, un acteur majeur de la sneaker lyonnaise, et quelques nouvelles marques locales ainsi que plusieurs mannequins souhaitant développer leurs images propres sur les réseaux sociaux. Vous retrouverez l’ensemble des clichés de @labulledair sur son compte Instagram. N’hésitez pas à le contacter, ce photographe talentueux est très aimable et ne refusera en aucun cas une éventuelle collaboration dans le milieu de la mode urbaine …

Une question pour les abonnés EMS : le top 3 de tes paires favorites ? 

  • En numéro 1, la Air max 1 OG Red, un classique, à la fois révolutionnaire et iconique.

  • En numéro 2, la Jordan 1 Bred (ou Banned), à laquelle on peut associer les mêmes qualités que la précédente, tout simplement une dinguerie.

  • Enfin, si je devais citer une dernière paire, pour changer des mastodontes du secteur comme Nike, je pencherais pour ma dernière acquisition en provenance de la Finlande, la collaboration entre Karhu et Colette sur une Fusion 2.0 : du blanc, du bleu, une belle “special box”, fabrication italienne avec un cuir pleine fleur sympathique, mais aussi symbolique puisqu’elle vient clôturer les sorties des fructueuses collaborations de l’ancienne boutique parisienne.